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| Centre d’Art Contemporain de Labège |
![]() Edifier le Centre d’Art Contemporain sur une site suburbain à vocation commerciale et technologique en l’inscrivant dans un édifice rural qui nous vient du XIXème siècle témoigne d’une situation étrange mais spécifique.
L’esprit du temps "post-moderne" probablement ? Situation de crise certainement ? Nous y observons des tentatives de réconciliation : A la fois la nostalgie du monde traditionnel d’avant la première révolution industrielle et la confiance en un super modernisme fondé sur la révolution technologique. Le site de Labège-Innopole, le corps de ferme du domaine de la Grande Borde : pour nous un hiatus tragique.Année Y projeter un centre d’art contemporain : l’occasion inespérée de reposer des questions, d’explorer des solutions, d’affirmer des réponses qui dépassent les tentatives de réconciliation "post-moderne". C’est pour nous une nouvelle forme de "table rase". Celle-là non préméditée, hors discours, hors utopie. De fait une "table rase" qui saute par-dessus la théorie, qui ne propose plus de perspectives à priori de transformations mais qui cible, dans l’urgence, des faisceaux d’activités spécialisées et porteuses du futur : un lieu issu de la crise mais un lieu qui répond concrètement. Mais alors questions : Seraient-ce des lieux "sans qualité", "sans identité", "sans appartenance" architecturale et urbaine ? Pouvait-on jamais penser qu’ils puissent accueillir l’édification d’un bâtiment public culturel ? L’architecture de ferme toulousaine, abstraite de son domaine agricole et repoussée sur son ultime carré de parcelle, ne possède plus, il est vrai, qu’une qualité de "laissé pour compte". Son identité historique et son appartenance à la tradition ne sont plus recevables comme telles pour représenter sur la scène publique un centre d’art contemporain. Le site Labège-Innopole, pris dans la logique des extensions suburbaines rapides, ne possède que la qualité des dimensions de son étendue disponible. Son identité repose sur une spécialisation commerciale et technologique performante mais aussi sur l’autonomie architecturale de chaque édifice implanté. Son appartenance à un type d’agglomération connu reste encore incertaine, un site qui n’est à proprement parlé ni ville, ni faubourg, ni banlieue, ni zone industrielle des années 60. "Table rase", "situation de crise", un diagnostic qui engage une réponse décomplexée pour la conception du centre d’art contemporain inattendu en ces lieux. Les premiers éléments de réflexion :
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